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La Fédération, ayant désormais pour tâche de diriger et protéger cinquante-sept planètes et près de cinquante milliards de citoyens, s'est pourvue d'une vaste armée. Au travers de la Guerre d'Indépendance, cette armée dut compenser sa relative jeunesse, l'hétéroclisme de sa technologie et la grande diversité d'entraînement de ses soldats. La guerre a laissé derrière elle le plus vaste arsenal de l'histoire militaire, dont les Fédérés ne sont pas les seuls à avoir reçu leur part. Partout dans la Galaxie Colonisée, les soldats de la Fédération doivent faire face à des groupes terroristes, à des pirates de l'espace, à d'anciens militaires impériaux ayant refusé de rendre les armes, et à de nombreuses autres menaces.

Le budget annuel des Forces Armées Fédérales est d'environ 78.9 billions de d.i.. Selon la constitution fédérale, tout citoyen fédéré d'entre 18 et 50 ans disposant d'un casier judiciaire vierge peut s'engager sans distinction d'origine, de religion, d'appartenance politique ou d'orientation sexuelle.

Flotte FédéraleModifier

De son nom complet Flotte de Défense de la Fédération, la Flotte Fédérale est née de la réunion de plusieurs dizaines de flottes planétaires durant la Guerre d'Indépendance. En outre, une importante partie de ses forces est constituée bâtiments de combat impériaux réquisitionnés ou acquis à la cause fédérale suite à la défection de leurs équipages.

Aux termes de la Constitution Fédérale (plus précisément, de l'amendement Paquin), la Flotte Fédérale est la seule autorisée à construire, entretenir et employer des vaisseaux de combat sur le territoire fédéral et coalisé. Même les plus importantes corporations ne peuvent posséder que des vaisseaux commerciaux -quoique légèrement armés-, dont la sécurité est assurée par la Flotte Fédérale.

La Flotte Fédérale possède aujourd'hui près de 56.750 bâtiments, dont 8.000 destroyers, 2.700 cuirassés, 9.000 frégates et frégates légères, 10.000 porte-drones, 7.000 canonnières et canonnières lourdes, 11.000 vaisseaux de soutien et ravitaillement divers, 4.000 patrouilleurs et près de 5.000 vaisseaux-espions. Ces vaisseaux sont divisés en un grand total de cinquante-huit flottes de tailles variables, soit une pour chaque planète, plus une (la 1ère Flotte) pour Epsilon. Chacune de ces flottes est sous les ordres du gouverneur de la planète à laquelle elle est rattachée et du C.D.A. (Conseil Décisionnel de l'Amirauté). Ce conseil, formé des vingt-cinq plus haut gradés de la Flotte et installé sur la station spatiale militaire Cúchulainn (système Lug), est rattaché au bureau du Conseiller à la Défense.

Types de vaisseauxModifier

CuirassésModifier

Comptant parmi les plus grands vaisseaux jamais construits (avec une longueur allant de 800 à 1.200 mètres), les cuirassés sont les « poids lourds » des flottes militaires. Puissants, robustes et d'une autonomie de plusieurs années, ils furent originellement conçus pour servir de point central aux lignes d'attaque ou de défense des flottes et flottilles, mais s'avérèrent tout aussi efficaces seuls. Ils se montrèrent particulièrement importants durant la Grande Guerre Corporatiste, offrant à l'Empire une solution de tir optimale tout en protégeant le reste de leurs groupes d'attaque des tirs ennemis. C'est d'ailleurs en employant une stratégie basée principalement sur l'usage des cuirassés que l'Empereur Lloyd 1er parvint à vaincre la Confédération en une seule bataille. On les emploie pour toutes sortes d'engagements nécessitant une importante puissance de feu, tels que les bombardements planétaires ou les engagements spatiaux à longue portée.

Durant la Guerre d'Indépendance, cependant, les cuirassés montrèrent leurs limites. Lents et peu maniables, ils s'avérèrent de surcroît vulnérables aux nouveaux missiles guidés anti-blindages développés par la Fédération, ainsi qu'aux harcèlements de drones-bombardiers. Depuis la fin de la guerre, la plupart des stratèges les considèrent comme obsolètes. Il s'agit à ce titre de la seule classe de vaisseau que la Flotte Fédérale ne produit plus. Plusieurs de ses cuirassés, dont l'entretien est jugé à la fois inutile et dispendieux, sont par ailleurs en cours de désarmement.

DestroyersModifier

Les destroyers sont des vaisseaux de grande taille (400 à 700 mètres) créés spécifiquement pour le combat spatial. Bâtis pour offrir un compromis entre manœuvrabilité et puissance de feu, les destroyers apparurent au début du XXIIIème siècle comme mesure de défense contre les frégates, et firent rapidement la preuve de leur nécessité dans les engagements spatiaux. Du fait de leur taille et de leur manque d'aérodynamisme, les destroyers ne peuvent être employés en atmosphère.

Aujourd'hui, les destroyers sont utilisés pour contrer toutes sortes de vaisseaux militaires, des frégates jusqu'aux cuirassés. Ils peuvent cependant s'avérer vulnérables face aux drones-bombardiers du fait de leur manœuvrabilité limitée.

FrégatesModifier

Vaisseaux multi-fonctions, les frégates sont des bâtiments de taille moyenne (entre 100 et 200 mètres) utilisés dans toutes sortes de missions : reconnaissance, défense anti-drones, assauts éclair, communication... Ils sont bâtis avant tout pour être maniables et capables d'esquiver aisément les attaques.

Les frégates sont capables en outre d'intervenir en atmosphère, contrairement aux destroyers et cuirassés. C'est pourquoi les frégates légères sont fréquemment utilisées pour le largage de troupes, de matériel et de véhicules terrestres sur le front.

Porte-dronesModifier

Nota : le mot « porte-drones » est invariable, et s'écrit donc de la même façon au singulier et au pluriel.

Équivalent moderne des anciens porte-avions, les porte-drones ont pour tâche principale, ainsi que leur nom l'indique, de larguer et guider les drones jusqu'au cœur des engagements militaires. Ces drones sont lancés au moyen d'une catapulte électromagnétique à une vitesse moyenne de 15 km/s.

On distingue deux catégories de ce type de vaisseau : les porte-drones légers (appelés simplement porte-drones) et les porte-drones lourds. Les premiers sont essentiellement des rampes de lancement mobiles équipées de réacteurs et d'hyperpropulseurs, pourvus d'un équipage restreint (trois personnes en moyenne) et pouvant transporter une cinquantaine de drones. Au combat, ils ont pour tâche de larguer leurs drones, puis de se replier rapidement loin des lignes ennemies tout en téléguidant leurs machines. Ils tiennent avant tout des rôles de soutien et de harcèlement. Les seconds, bien plus grands, sont pratiquement des usines mobiles fabriquant, réparant et ravitaillant leurs drones (deux cents en moyenne par unité) même au cœur d'une bataille. Ils possèdent un armement et un équipage plus conséquent, ainsi qu'un blindage plus épais.

CanonnièresModifier

Nés durant l'Empire, les canonnières sont des vaisseaux de taille inférieure à celle des frégates (50 mètres environ) utilisés pour le combat en atmosphère et les attaques air/sol. Leur capacité de déplacement étant très limitée dans le vide de l'espace, ils doivent être transportés par de plus gros vaisseaux -généralement des destroyers- avant d'être largués depuis l'orbite haute (plus précisément, au point de Lagrange 2) d'une planète.

PatrouilleursModifier

Légers et maniables, les patrouilleurs sont parmi les plus petits vaisseaux militaires conçus à l'heure actuelle (moins de 10 mètres), à l'exception des drones. Ils accueillent un équipage réduit en tout et pour tout à un seul homme et disposent d'une autonomie ne dépassant pas une demi-dizaine de jours. Ils sont utilisés pour l'inspection et la régulation du trafic spatial, la reconnaissance et l'interception.

Sauf dans de très rares exceptions, ils ne sont jamais utilisés dans les engagements spatiaux de grande ampleur. Les patrouilleurs sont généralement rattachés à une station spatiale qui assure leurs nécessités logistiques. Il s'agit du seul type de vaisseau militaire à être employé par des agences de maintien de l'ordre (notamment l'A.D.S.T.S.), ainsi que par des sociétés militaires privées.

DronesModifier

Les tous premiers drones virent le jour au début du XXIème siècle, mais ne commencèrent à être employés à grande échelle qu'une cinquantaine d'années plus tard. Leurs avantages sur les chasseurs et bombardiers qu'ils remplacèrent vite étaient évidents : coût moindre, efficacité supérieure, fabrication plus rapide... En outre, l'usage des drones permettait d'économiser les vies des pilotes, à une époque où les conflits devenaient de plus en plus mortels.

Les drones modernes sont conçus pour être guidés depuis de longues distances. La portée efficace pour un pilotage optimal à distance est en 2301 d'environ 300.000 kilomètres. Un projet de technologie permettant le guidage via l'hyperespace est actuellement en cours de recherche par la Flotte Fédérale.

Les drones militaires sont divisés en quatre catégories :

  • Chasseur/intercepteur (C/I) : ces drones, conçus pour les assauts de précision (par exemple, la destruction de parties précises d'un vaisseau ennemi) et la lutte anti-drones, sont équipés de canons électriques et de lances-missiles légers.
  • Bombardier (B) : drones de grande taille qui, en dépit de leur nom, ne transportent pas de bombes, mais des missiles lourds radioguidés (généralement anti-blindage). Ils sont principalement utilisés contre des vaisseaux militaires tels que les destroyers et les cuirassés, contre lesquels la mobilité des drones et leur capacité à éviter la détection radar s'est avérée redoutable.
  • Surveillance (S) : ces drones, qui ne peuvent être déployés qu'en atmosphère, sont employés pour la surveillance ou la reconnaissance, généralement en milieu urbain. Ils sont également utilisés pour la défense des bases militaires. Cette catégorie de drones est également employée par les forces de police, les agences de maintien de l'ordre et les sociétés militaires privées.
  • Espion (X) : drones de petite taille (certains ne sont pas plus gros que le poing) conçus pour l'infiltration, le sabotage et l'espionnage. Contrairement aux drones des autres catégories, les drones-espions ne sont pas armés. Cette catégorie inclut les drones-assassins, drones-espions équipés d'armes à feu de petit calibre (ou chargés d'explosifs et utilisés comme kamikazes) et dont l'usage est désormais illégal sur le territoire fédéral. Jusqu'en 2299, leur possession était réservée aux forces armées fédérales, mais un nouveau décret gouvernemental en autorise l'achat par les sociétés militaires privées.

Armée FédéraleModifier

Branche terrestre des forces armées fédérales, l'Armée Fédérale naquit, comme sa contrepartie spatiale, de l'union de nombreuses forces armées et groupes paramilitaires. L'une des principales tâches de ses généraux durant le conflit, en sus de bâtir une force de frappe capable de tenir tête à l'Empire, fut d'unifier des dizaines de millions de combattants issus d'horizons différents, n'ayant pour la plupart qu'une formation des plus sommaires.

L'Armée Fédérale est aujourd'hui une armée professionnelle forte de 192 millions de personnes en service actif, auquel s'ajoutent 98 millions de réservistes. Elle s'occupe essentiellement de la défense planétaire au sol et fait à l'occasion office de marine militaire sur certaines planètes.

Unités spécialesModifier

Commandos d'Intervention SpatialeModifier

« Plus rapides que la lumière, plus froids que l'espace. » Metzeger décrivant les C.I.S. (discours de Harapan, 3 avril 2291).

Les C.I.S. sont une unité d'infanterie d'élite entraînée spécialement pour les opérations dans le vide de l'espace (abordage de vaisseaux ennemis, infiltration de stations spatiales, etc.). Ils furent créés en 2287 et s'illustrèrent pour la première fois durant l'opération Pilecki, durant laquelle deux unités des C.I.S. -pour un total de vingt-quatre soldats- réquisitionnèrent le vaisseau-pénitencier Jeremy Bentham, faisant huit morts et quarante-et-un prisonniers, et permettant la libération de cent-quatre prisonniers politiques. Ils participèrent ensuite à nombre de missions d'importance durant la Guerre d'Indépendance, notamment à la bataille de la Terre durant laquelle ils investirent le domaine impérial sur Lune et affrontèrent la Garde Impériale.

Tout soldat de l'armée peut soumettre sa candidature aux C.I.S. et rejoindre l'entraînement au camp de base sur la station spatiale militaire Heckler (pour une durée moyenne de huit mois).

13ème Division SpatioportéeModifier

« Death from above. » Devise de la 13ème Division.

Fondée durant l'avant-dernière année de la guerre, la 13ème Division Spatioportée est une unité d'intervention au sol spécialisée dans les déploiement rapides derrière les lignes ennemies. Elle est employée pour des missions d'extraction, de sabotage et de reconnaissance spéciale. La 13ème Division se distingua pour la première fois au cours de la bataille d'Axoum, durant laquelle elle fut larguée sur le siège du gouvernement au cœur de l'affrontement spatial. Ses soldats parvinrent à repousser les forces impériales trois fois plus nombreuses en essuyant des pertes sévères.

Section OmégaModifier

« Après nous, le chaos. » Devise de la Section Oméga.

La Section Oméga est un groupe de forces spéciales versatile, conçu pour les opérations clandestines. À ce titre, très peu d'informations concernant l'unité sont disponibles au grand public. Tout juste sait-on que la Section Oméga fut fondée aux environs de l'année 2287 et qu'elle s'occupe depuis la fin de la guerre d'opérations de contre-terrorisme. On sait également que la sélection des nouveaux membres est très sélective : chaque candidat doit avoir au moins cinq ans d'expérience dans les forces armées ou de police et passer des tests d'entraînement particulièrement rigoureux (durant lesquels l'accent est mis sur la détermination, l'adaptabilité et l'endurance) qui incluent d'après les rumeurs un entraînement de résistance à la torture. 75 % des candidats en moyenne sont recalés.

Ni la localisation de leur base d'entraînement ni l'identité de la quasi-totalité des membres de la Section n'ont été révélées. L'aura de mystère qui entoure ce groupe d'intervention a donné naissance à nombre de légendes urbaines et de théories du complot le concernant. La plus répandue est qu'ils sont responsables du sabotage du vaisseau-amiral Nexus, qui permit aux forces fédérales de se débarrasser du plus puissant cuirassé impérial.