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Cet article contient des révélations importantes qui pourraient ruiner le plaisir de jeu ou de lecture d'autres parties du site. En conséquence, la lecture dudit article est à réserver de préférence aux futurs MJs.
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Nombre de joueurs conseillé : 4

Introduction Modifier

Lundi, 9h

Les Employés de ce scénario peuvent être nouveaux dans l'entreprise, et ce scénario peut ainsi servir d'initiation. Ils forment une équipe travaillant au quatrième étage, soit très très bas dans la hiérarchie.

Thierry Lamennais

Thierry Lamennais, dans un de ses bons jours (vous voyez pas son petit sourire ?).

Ils sont convoqués à la première heure en salle de réunion par leur Manager, Thierry Lamennais (les fiches des PNJ se trouvent en fin de scénario). En guise de bonjour, celui-ci leur lance un : « Bon, le dossier Ryan, vous avez bientôt terminé ? ». Les Employés ont beau se creuser la tête, ils sont persuadés que c'est la toute première fois qu'ils entendent parler d'un dossier Ryan. Toute interrogation à ce sujet ne donnera aucune réponse du Manager -il ne sait jamais ce que font ses Employés et s'en fout pas mal- qui se contentera de répondre des variations de « si, vous savez très bien de quoi je parle, ne jouez pas les innocents ». Si l'un des Employés suggère que le Manager s'est trompé d'équipe -ce qui est exact-, celui-ci lui demandera s'il veut pointer au chômage.

Thierry ajoutera : « Je vous en parle, parce que la direction veut le dossier pour vendredi prochain. Donc, au boulot. Ah oui, une dernière chose : si jamais vous avez le moindre souci, n'hésitez pas : allez vous faire foutre. Bien. Il faut que je prenne mon train pour ma formation de management à Toulouse. Et quand je dis « formation de management », je veux bien sûr dire « tournoi de golf ». Et quand je dis « Toulouse », je veux dire « Acapulco ». Et quand je dis « train », je veux dire « hélicoptère ». À plus, les gagne-petit[1] ! »

Après s'être ainsi brillamment exprimé, Thierry quittera la pièce... puis ré-rentrera pour ajouter une dernière chose -enfoncer un dernier clou, si vous voulez. « Oh ouais, j'allais oublier. Demain matin, à 9 heures, il y a le consultant je-sais-plus-qui qui tient une réunion ici-même pour vous parler de je sais plus quoi. Vous êtes pas obligés de venir, mais si vous venez pas, vous êtes virés. » Et il ressortira, laissant les Employés entre eux.

Si vous vous y êtes bien pris, les joueurs devraient être au bord de la panique. Savourez la peur au fond de leurs yeux. Je plaisante, ne faites pas ça. Soyez un gentil DRH. Mais redevenons sérieux. S'ils doivent boucler le dossier Ryan avant la fin de la semaine, il faut déjà qu'ils sachent de quoi il s'agit. Il va donc leur falloir retrouver un dossier dans toute la paperasserie de Kafka Incorporated. Fastoche !

Heureusement, les joueurs sont vernis -pour l'instant- : le dossier Ryan a été sauvegardé dans le système informatique de la société. Pas dans la section « dossiers en cours », naturellement, ce serait trop facile : le précédent responsable du dossier (un certain Hubert Katzenberg) l'a sauvegardé dans son dossier de porno (sans doute pour être sûr de le retrouver). Une recherche informatique approfondie associée d'un jet réussi de Calculette suffira à le retrouver.

Enfin, quand je dis « le dossier a été sauvegardé », je veux dire que les instructions préliminaires ont été sauvegardées. Le dossier lui-même, concernant la proposition de vente d'un produit appelé TZ-90 (le dossier n'explique pas ce que c'est), reste encore entièrement à faire. Si l'un des Employés cherche à évaluer le temps que ça prendra a priori, demandez-lui un autre jet de Calculette. En cas de succès, répondez-lui que ça devrait prendre entre un et six mois en suivant les procédures classiques. En cas d'échec, répondez-lui que c'est faisable soit en deux semaines, soit en seulement une semaine (si le jet est particulièrement raté). Une fois encore, savourez l'espoir dans leurs yeux alors qu'il se meurt lentement. Ou pas, parce que c'est pas bien.

Le dossier est en quatre parties qui doivent toutes être remplies :

  1. Les schémas du produit TZ-90 doivent être récupérés auprès des Designers.
  2. Il faut inclure la présentation du produit, qui est entre les mains des Responsables du Marketing.
  3. Il faut ensuite inclure les résultats des tests de ce fameux produit, et pour cela il faut faire appel aux Chercheurs -plus précisément, au professeur Ernest Schwartz. C'est pour vous dire si les Employés sont foutus...
  4. Et enfin, il faut bien sûr inclure la facturation du produit, laquelle doit être rédigée par les Comptables.

Si l'un des Employés s'exclame le plus sérieusement du monde : « oh, ça a l'air facile », jetez-lui quelque chose au visage.

La suite du scénario n'est pas linéaire, et dépend de l'ordre dans lequel les Employés choisissent d'accomplir les tâches.

Designers from hellModifier

Il est temps de rendre visite aux Designers. Ceux-ci résident dans des locaux tous neufs décorés et meublés façon art déco bariolé ultra-kitsch des années 80. Le Designer en charge du dossier Ryan se nomme Paul Madrazzo... et il n'est pas du tout au courant qu'il est le Designer en charge. Alors, naturellement, il n'a conçu aucun schéma. Pressé par les Employés, il refusera d'en faire, car il « ne sent pas l'inspiration ». Si on lui demande quand il compte la sentir, il s'offusquera en disant que l'inspiration est telle une maîtresse exigeante mariée à un autre : elle ne peut pas venir sur commande. Elle vient uniquement quand les conditions adéquates sont réunies. Ces conditions sont les suivantes (il les délivrera une par une après l'accomplissement de la précédente) :

  1. Un thé vert avec trois sucres (un thé vert, parce que le thé noir c'est raciste, et trois sucres, parce que n'en mettre que deux c'est trop conformiste). On peut en voler à la cafétéria, mais pas en acheter, parce que le personnel de cuisine le garde pour eux. Quant au bar, n'y pensez pas : le barman ne sait même pas ce qu'est le thé (« le thé... la lettre vous voulez dire ? »).
  1. Son fétiche. Il refuse de dire ce que c'est, révélant seulement qu'il ne peut concevoir de l'ART sans lui et que Baptiste Saintclair, un autre Designer envieux de son talent, le lui a volé. Il s'agit en fait d'un vieux nounours élimé nommé Câlinou. Le récupérer n'est pas dur, car Baptiste a la carrure d'un Designer. Que les Employés lui crient dessus un peu fort et il s'évanouira dans une flaque d'urine.
  1. 10 grammes de cocaïne. Un Employé réalisant un jet de Cravate particulièrement réussi apprendra qu'il existe -au moins- un dealer dans la boîte. Celui-ci est un brave type du nom de Norbert Sénéchal, qui leur fera un prix pour les 10g de coke (350 € tout rond ! une affaire.). Aux PJs de choisir s'ils veulent passer à la caisse ou trouver un autre moyen (filer de la farine à Paul, par exemple).
Paul Madrazzo

Paul Madrazzo, le soir où il s'est fait chopper pour possession de stupéfiants.

Une fois les objets réunis, Paul Madrazzo boira sa tasse de thé, fera un gros câlin à son nounours et sniffera ses 10 grammes d'un seul coup. Ensuite, il se mettra à hurler qu'il a l'inspiration dedans sa tête et qu'elle est en train d'y pondre des œufs, puis déblatérera tout un tas de conneries sur le surréalisme et son impact sur une société post-féministe. Finalement, il s'enfermera dans son bureau jusqu'au soir et en ressortira avec le design du TZ-90 qu'il confiera aux PJs avant de tomber dans les pommes, un large sourire aux lèvres et les yeux injectés de sang. Comme c'est mignon. On dirait un petit bébé un jour où son père à confondu le lait maternisé avec l'eau de javel.

Si les Employés sont curieux de savoir ce qu'est ce fameux produit, faites-leur faire un test de Calculette. Si l'un d'entre eux fait une réussite critique, révélez-lui qu'il s'agit d'un module de guidage pour missile intercontinental à tête nucléaire. Sinon, dites-leur qu'ils ne parviennent pas à reconnaître ce que les schémas techniques peuvent bien représenter. En outre, ces schémas sont légendés dans une langue étrangère (sur un jet de Calculette réussi, les Employés pourront apprendre qu'il s'agit de nord-coréen...).

Les joies du marketingModifier

À présent, direction le département marketing. Là, les Employés apprendront que le dossier Ryan n'a pas de Responsable en Marketing désigné (« Le dossier Ryan ? Il avait pas été enterré l'an dernier, quand des agent de la NSA ont investi l'immeuble ? Oups... Heu, je veux dire... oubliez ça. »). En chercher un sera vain, car le département entier considère le dossier comme maudit. On dira aux joueurs de dégager avec plus ou moins de politesse en leur demandant de repasser d'ici jeudi « à tout hasard ». Si un Employé demande quelque chose comme : « Et qu'est-ce qu'on est censé faire, dans ce cas ? », on lui répondra quelque chose comme : « Bah, faites-le vous-même ! Le marketing, ça doit pas être si dur. » ou « C'est peut-être le bon moment pour essayer la drogue. ». Ironiquement, c'est ce deuxième « conseil » qui sera le plus utile...

Si les PJs reviennent jeudi, ils découvriront que le service marketing tout entier est parti en vacances au ski. La seule façon d'obtenir la présentation du TZ-90 est en fait d'aller voir la conférence de la consultante mardi matin.

Jeux de laborantins, jeux de crétinsModifier

L'accès aux laboratoires est normalement interdit aux Employés de bureau, à moins qu'ils ne soient au moins de niveau 20 ou qu'ils n'aient un compte en banque bien rempli. Dire « mais on bosse sur un dossier ! » aux gardes de l'entrée ne fonctionnera pas. Mais il est toujours possible de les bluffer d'une autre façon, d'entrer en douce ou même de se déguiser (en Chercheur ou en garde de sécurité). Les gardes sont teigneux, mais ce ne sont pas des lumières.

L'intérieur des labos est entièrement blanc, curieusement propre comparé au reste du siège social, et sent la javel et l'ammoniaque... et puis d'autres trucs aussi, comme le napalm. Les couloirs sont pratiquement déserts. Les laboratoires de recherche ont des vitres permettant de voir et d'entendre ce qui s'y déroule.

Voici quelques événements susceptibles de se produire durant la « visite » des Employés :

  1. Un Chercheur remarquera les Employés (indifférent au fait qu'ils n'ont rien à faire là), et leur demandera un coup de main. L'un de ses cobayes pour un test de rouge à lèvres est « encore » devenu dingue. Si les Employés pouvaient l'arrêter -si possible sans le tuer-, ce serait bien urbain. Ledit cobaye est en fait devenu une sorte de zombie, qui tentera de mordre les Employés (ne vous inquiétez pas : il n'est pas infectieux). Caractéristiques du cobaye : Chemise 7, Caleçon 3, Calculette 2. En récompense, le Chercheur donnera aux Employés de la laque en spray capable de ronger le métal (« oui, c'est pas encore au point. »). Si les Employés refusent, le Chercheur n'aura rien d'autre à leur offrir, mais dira qu'il leur devra un service.
  1. Un couloir a été inondé par une fuite d'un liquide brunâtre. Les Employés doivent trouver un moyen de passer sans danger. En fait, le liquide s'avère être du whisky, mais arrangez-vous pour que les Employés ne le découvrent qu'une fois qu'ils auront fait les pieds au mur pour traverser.
  1. Les Employés aperçoivent un Chercheur en tenue Hazmat cognant à la fenêtre de son laboratoire, lequel est rempli d'un gaz jaune. Le Chercheur a besoin d'aide : il faut réactiver la ventilation de son labo, car un gaz sans danger risque de se répandre dans tout le siège social (« Si c'est sans danger, pourquoi vous êtes dans cette tenue ? » « Je vous en pose, des questions ? »). La ventilation est contrôlée depuis le poste de sécurité de l'étage, où se trouvent deux gardes. Aux Employés de décider comment s'y prendre.
  1. Au détour d'un autre couloir, les Employés croiseront un drôle de type habillé façon Sam Fisher dans Splinter Cell : treillis noir, cagoule assortie et harnais. Il donnera à l'un des Employés un tube à essai fermé d'un bouchon de liège contenant une substance fuchsia inconnue. « Prenez ça. Ne dites rien. ». Puis il continuera son chemin d'un pas empressé. Quelques instants plus tard, deux gardes de sécurité ayant l'air de tout juste sortir d'une bagarre (nez en sang, œil au beurre noir, etc.) aborderont les Employés pour leur demander : « Auriez-vous vu un espion de la CIA- hum... Je veux dire... Auriez-vous vu un type tout à fait ordinaire passer par là ? ». Si les Employés les envoient dans une mauvaise direction, ils s'y précipiteront sans réfléchir. S'ils leur rendent le tube à essai, les gardes les récompenseront d'une poignée de main. Le tube à essai contient en fait un déodorant expérimental à base d'hormones (jets de Cravate +4 pendant une heure, fonctionne sur les deux sexes, contient trois doses).
Dr Schwartz

Le professeur Schwartz, ici en train de sourire (je suppose)

Le laboratoire du professeur Schwartz se trouve précisément deux de ses événements après l'entrée. C'est pratique, hein ? Ernest Schwartz est un homme d'une trentaine d'années portant en permanence un masque de chirurgien (mais pas parce qu'il est recherché par le Mossad et qu'il ne veut pas qu'on puisse le reconnaître, ça c'est sûr). Il est très gentil mais... un peu instable. « Ah oui... Le TZ-90. Un de nos projets... spéciaux. J'ai déjà effectué les tests avec grand plaisir, mais je n'ai pas encore compilé les résultats. »

Si on lui demande quand il compte le faire : « Dès que j'en aurai le temps, mais je croule sous les tests à réaliser et je manque de cobayes. *rire inquiétant* ». Les Employés en déduiront logiquement que le professeur désire se servir d'eux comme cobayes en échanges des résultats. Ils n'ont pas vraiment d'autre choix, sauf à compiler eux-mêmes ces résultats (il faudra un sacré jet de Calculette pour réussir ça, car ces données exigent des connaissances très pointues en physique nucléaire et en ballistique). « Parfait, parfait... Oh, au fait, aucun d'entre vous n'est cardiaque ou enceinte ? Non ? Dommage. Suivez-moi. »

Le professeur Schwartz conduit les Employés dans un vestiaire et leur commande de se mettre en chemise d'hôpital avec un lourd tablier (un jet de Calculette déterminera qu'il s'agit d'un tablier en plomb). Le professeur se retira pendant que les Employés se changent et leur donnera ses instructions par haut-parleur par la suite. « Tout le monde est en tenue ? Parfait. Pensez à bien protéger vos parties génitales. Sauf si vous ne comptez pas vous reproduire, auquel cas vous pouvez bien faire ce que vous voulez. À présent, passez dans la pièce suivante par la porte avec un écriteau « attention : radiations », je vous prie. Oh, et partir de maintenant, inutile de crier, les murs sont en plomb. »

Les Employés arrivent dans une vaste pièce au plafond surélevé dont l'un des murs comprend une épaisse vitre d'où l'on peut voir le professeur Schwartz utiliser un tableau de commandes. Au milieu de la pièce se trouve une table de métal sur laquelle sont posés des dizaines de tubes à essai contenant toutes sortes de liquides de différentes couleurs, ainsi qu'un micro. Un autre haut-parleur se met à crachoter, puis la voix du professeur retentit : « Bien. Nous allons commencer. Approchez-vous de la table, s'il-vous-plait. »

« Très bien. Ce qu'il va se passer, c'est que vous allez, l'un après l'autre, mélanger plusieurs de ces produits, boire le résultat et me décrire ce que vous ressentez dans le micro. Bon, on va commencer par vous... » Le professeur désigne l'un des Employés au hasard. « Mélangez l'hélium liquide et le sirop d'érable, je vous prie. Ce sont les tubes numérotés 2 et 14, respectivement. »

Au grand soulagement -j'imagine- du premier cobaye, ce cocktail sirupeux et trop sucré n'aura pour effet que de donner une voix de Mickey Mouse pendant deux heures (jets de Cravate -2). « Je vois... Hum... Bah, tant pis. Au suivant. Qui s'y colle ? » L'un des Employés doit se désigner. « À vous. Mélangez le jus d'ananas -c'est le numéro 4-, le tabasco -numéro 9- et le pluto-... le numéro 17. Et ajoutez une pincée de poivre, tant que vous y êtes. »

Cette fois, le cocktail aura pour effet de faire cracher des flammes au deuxième cobaye chaque fois qu'il rote. Étonnamment, cela ne lui cause aucun dégât ou effet secondaire, à part qu'il a perdu tout sens du goût. L'effet se dissipera de lui-même après douze heures. « Ha ! Eh bien, voilà qui est déjà plus intéressant. Au troisième, à présent. »

« Grâce à vous, j'ai déjà effectué plus de trois semaines de travail en quelques minutes. Alors cette fois-ci... Mélangez deux portions de vin chaud -numéro 1-, une portion de ketchup -numéro 11- et... oh, soyons fous : le numéro 21. » L'effet de ce mix peu ragoutant -hormis que ça donne une mauvaise haleine tenace- est de donner confiance en lui au cobaye. Celui-ci a l'impression inexplicable qu'il ne peut plus échouer, et que le Ciel est avec lui. Il croit que sa force musculaire s'est améliorée (laissez le joueur croire cela), mais en fait, ce sont ses jets de Caleçon qui bénéficient d'un bonus de +2 pendant quatre heures.

« Oh... Ce n'est pas ce que j'avais prévu. Je me demande si on peut commercialiser ça... Enfin, c'est le problème des Responsables du Marketing, pas le mien. Bon, eh bien, j'ai tout ce qu'il me faut pour le mois à venir... Ha, attendez, vous êtes quatre. Eh bien, je n'aimerais pas que le dernier d'entre vous se sente négligé. » L'intéressé -ou le reste de son équipe- peut tenter de convaincre le professeur d'arrêter l'expérience avec un bon jet de Cravate.

« Je suis à court d'idées... Oh, pourquoi ne pas mélanger tous les produits restants ? Allez, un peu de cran. Avec un peu de chance, le résultat sera peut-être utile ! » Loin s'en faut, évidemment : le mélange produit cette fois une étrange substance gélatineuse orangeâtre qui gonfle, gonfle, et ne semble pas pouvoir s'arrêter de gonfler. Le professeur se met à soupirer d'un air blasé : « Encore ? Oh, je vous jure... Tous les jeudis [modifier selon le jour de la semaine]... Voulez-vous bien me tuer ce truc, s'il-vous-plait ? Mélangez le numéro 37 et le numéro 14, et lancez-le lui. Oh, et vous avez une hache d'incendie sur le mur opposé. »

Machin gélatineux – expérience scientifique débile
  • Chemise 8
  • Caleçon 5
  • Calculette 10 (?!)

Avant de pouvoir fabriquer le cocktail qui, d'après le professeur Schwartz, permettra d'anéantir ce gros tas de gélatine, il faut déjà éloigner ledit tas de la table, sans quoi l'horreur s'en prendra à l'Employé qui s'approchera en transformant des parties de son « corps » en objets contondants. Le cocktail en question s'avère être un agent chimique proche de l'azote liquide, qui, lancé sur la substance orangeâtre, la pétrifiera, permettant à l'Employé qui aura pris de soin de prendre la hache de la détruire une bonne fois pour toutes. Une fois le combat terminé, Schwartz ordonnera aux Employés de quitter la pièce au plus vite, ensuite de quoi il la remplira de chaux vive.

Cette expérience terminée, le professeur récompensera les Employés avec les données tant attendues, ainsi qu'une accréditation leur permettant de visiter le premier étage des laboratoires sans avoir besoin de resquiller. Cette accréditation ne leur sera pas donnée si les Employés ont convaincu le professeur de ne pas réaliser la quatrième expérience.

Les Comptables qui disent « ni » !Modifier

Il faut maintenant s'occuper de la facturation du produit auprès des mystérieux et inscrutables Comptables. L'accès à leur monastère... leur département, je veux dire, se fait par l'accueil du 141ème étage.

La première chose que les Employés remarquent lors de leur arrivée à l'accueil de cet étage est... qu'il n'y a pas d'accueil. L'étage entier semble vide : pas de meubles, des murs nus, une couche de poussière épaisse de cinq centimètres sur le plancher... Après quelques recherches, ils s'apercevront qu'il y a à l'autre bout de l'étage une épaisse porte de métal que rien ne semble pouvoir ouvrir. À la place de la poignée se trouve un petit écran semblable à un lecteur de code-barres. La seule façon d'ouvrir la porte est en fait de présenter au lecteur le tatouage secret du Clan des Comptables (un symbole mathématique sur le poignet gauche) ; l'un des Employés l'obtiendra suite à la consultation de mardi matin. Si aucun des Employés ne parvient à faire le lien, faites intervenir un type louche (un Comptable déguisé d'une cape avec un capuchon) qui ouvrira la porte en retroussant sa manche devant le lecteur, se croyant à l'abri des regards.

L'intérieur du département de la comptabilité ressemble au cœur d'un temple religieux. Pas d'un vrai temple religieux, plutôt d'un temple religieux comme on n'en voit que dans les films -les films de série B, surtout- : sombre, éclairé à la bougie, un chant lugubre planant dans les airs, avec des silhouettes en toge cérémonielle rouge sombre dans tous les coins. Les chants khöömei ou tuvan feraient une excellente musique d'ambiance.

Aussitôt que les Employés auront pénétré les lieux, les Comptables s'apercevront de leur présence. « Des béotiens ! » s'écrie-t-on autour d'eux. « Des béotiens ont violé notre sanctuaire ! ». Les Comptables encercleront rapidement les Employés, l'air à la fois hostile et inquiet. Un instant plus tard, un Comptable en toge rouge vif, visiblement un supérieur, les approchera. C'est le Père Fonction Hyperbolique, qui guide les Comptables avec sagesse. « Béotiens ! » s'exclamera-t-il théâtralement. « Comment avez-vous pu pénétrer dans notre saint des saints ? ».
Père Fonction Hyperbolique

Le Père Fonction Hyperbolique en civil.

Sitôt que l'Employé portant le tatouage montrera celui-ci à l'assistance, il y aura des « oooh ! », des « par l'intégrale d'Euler ! » et des mouvements de cape dramatiques. Le Comptable supérieur s'exclamera : « Tu portes la marque de Poincaré ! L'un des nôtres te l'a apposée ! Qui ? ». À ce moment, un autre Comptable à la robe rouge foncé prendra la parole :  « C'est moi, ô Père Fonction Hyperbolique ! » « Vraiment ! Et pourquoi as-tu choisi ce béotien pour porter cette sainte marque, frère Cosinus ? » « Oh, ça, je sais plus trop, ô Père Fonction Hyperbolique, j'étais complètement défoncé. ».

Après un instant de flottement, le Père Fonction Hyperbolique s'intéressera à nouveau aux Employés. « Que venez-vous faire ici ? ». Les Employés l'informeront logiquement de leurs besoins pour le dossier Ryan, en l’occurrence la facturation du TZ-90. « Aaaaah oui. Le démoniaque TZ-90. L'instrument du Diable avec lequel nous avons juré de ne plus avoir partie liée. » Le Père machin[2] expliquera ensuite que les Comptables ne veulent pas réaliser cette facturation, car ils ne veulent rien avoir à faire avec le TZ-90, le tout expliqué en termes mystiques aussi obscurs et abscons que possible. Après discussions, négociations et tractations des Employés, le Père truc-chose acceptera de rendre ce service, à la conditions que les Employés passent... les Tests Rituels de Saint Klein !

Ces Tests sont un mélange d'épreuves physiques et mentales se déroulant dans un parcours du combattant fait de fournitures de bureau. Les Employés peuvent soit passer les épreuves physiques, soit passer les épreuves mentales. S'ils échouent à l'une des deux séries, ils peuvent toujours tenter l'autre. S'ils échouent au deux, ils faudra attendre le jour suivant pour pouvoir retenter. Chaque série de test prend une moitié de journée, ou plus si vous trouvez que vos Employés vont trop vite. Pratique, la notion du temps dans un JDR...


Épreuves mentales Modifier

Elles consistent tout simplement en une série de questions plutôt délicates sur les sciences et les mathématiques posées par le Père bidule-chouette. Ces questions sont les suivantes :

  • À quelle théorie s'oppose principalement la théorie des cordes ? Réponse : la gravité quantique à boucles.
  • Quelles sont les quatre forces fondamentales connues de l'univers ? Réponse : la gravité, le magnétisme, la force nucléaire forte et la force nucléaire faible.
  • Quel est le plus petit nombre premier à trois chiffres ? Réponse : 101.
  • De quelle langue vient le mot « algèbre » ? Réponse : de l'arabe (al-jabr (الجبر)).
  • Un arbre double en taille chaque jour. Il atteint sa taille maximale en cent jours. En combien de jours atteint-il la moitié de sa taille maximale ? Réponse : 99, et non pas 50.
  • Quelle est la différence entre les mathématiques et les sciences ? Réponse : bon, celle-là est assez tordue, mais en gros la réponse est que, contrairement aux sciences, dont l'authenticité est fondée sur l'expérimentation, les mathématiques sont, elles, un ensemble d'axiomes considérés comme vrais (en résumé, 1+1=2 parce qu'on l'a décidé).

Toutes les réponses doivent être valides pour remporter le test. Assurez-vous que vos Employés n'essayent pas de tricher en utilisant Google ou Wikipédia, ces petits coquins.


Épreuves physiques Modifier

Plus risqué (sauf si vos Employés font un arrêt cardiaque lorsqu'ils sont confrontés à des questions mathématiques), ce test mettra les Employés face à différents tests tous aussi fastidieux, épuisants et bizarres les uns que les autres. Les voici dans l'ordre :

  • Le mur de la honte. Les Employés doivent escalader des tableaux noirs collés bout à bout, couverts de prises faites de papier mâché... et d'équations erronées.
  • La mer de l'abandon. Les Employés sont lâchés dans une vaste pièce presque entièrement remplie de paperasse dans laquelle ils peuvent littéralement nager. L'objectif est de trouver la clé et la porte de sortie qu'elle ouvre. Attention à la noyade.
  • La chasse aux nombres premiers. Les Employés arrivent dans un stand de tir, où l'un d'entre eux doit prendre un fusil à pipes et tirer sur les cibles sur lesquels sont peints des nombres premiers. Des nombres non premiers sont également peints sur certaines cibles. Tirer dessus donne une pénalité.
  • Le pugilat contre les augures des fausses sciences. Les Employés sont envoyés dans une sorte d'arène où ils doivent combattre à mains nues les « augures des fausses sciences »... c'est-à-dire un sociologue, un historien, un économiste et un psychologue (pour les Comptables, les sciences humaines sont naturellement des fausses sciences).

Les augures des fausses sciences – pauvres bougres qui se demandent ce qu'ils font là

  • Cravate 3
  • Chemise 6
  • Caleçon 3
  • Calculette 10
Quelque soit la voie suivie par les Employés, leur triomphe fera une assez forte impression sur les Comptables. Le Père au nom pas possible les ramènera dans la pièce principale et leur tiendra à peu près ce langage : « Porteur de la sainte marque de Poincaré, toi et les tiens avez triomphé des épreuves. La chose est digne de louanges. En reconnaissance de ce haut fait, nous t'offrons à toi, et à toi seul, de devenir associé honoraire de notre noble Confrérie. Tu ne seras pas encore l'un des nôtres, mais tu ne seras plus un simple béotien. »
Machin-truc cérémoniel

Le machin-truc cérémoniel. Ça en jette, hein ?

Si l'Employé au tatouage accepte, le Père vas-y-comment-il-se-la-pète-avec-son-nom lui fera prêter le Serment du Comptable :

« Associé ! Jures-tu par la présente et sur ton honneur de suivre la Noble Voie des Mathématiques ? [là, l'Employé doit dire « oui », « je le jure » ou un truc du genre]

Jures-tu par la présente et sur ton honneur de rejeter les fausses sciences, qui t'éloigneraient de la vérité statistique et empirique ? [pareil]

Jures-tu par la présente et sur ton honneur d'accepter la logique intrinsèque des équations non-euclidiennes ? [pareil]

Jures-tu par la présente et sur ton honneur de respecter la Confrérie des Comptables, faute de quoi tu seras banni de l'ensemble des nombres réels ? [idem]

Ainsi soit-il ! Accepte en symbole de ton nouveau titre le machin-truc cérémoniel. »

Le Père tendra alors un câble RJ45 à l'Employé (le machin-truc cérémoniel). Puis, deux Comptables s'approcheront et confieront aux autres Employés une pile de quinze feuilles de papier dactylographiées : la facturation du TZ-90 ! « Nous vous confions ce que nous avions promis. À présent, béotiens, associé, allez et que les infinies décimales de Pi vous aient en leur sainte garde, jusque dans l'éternité des nombres réels et au-delà ! » « Euler ! Euler ! » renchériront les autres Comptables. Les Employés en ont enfin fini avec ces mabouls et c'est franchement pas trop tôt.

« Consulter » : insulter les gens et les prendre pour des consModifier

Cette partie doit nécessairement se produire le jour suivant celui où les Employés ont reçu leur « mission » (le mardi, donc), à 9 heures du matin.

Comme leur a annoncé le Manager, les Employés et leurs collègues du onzième étage reçoivent ce jour la visite d'un consultant : madame Gertrude Kerplansky, spécialiste en GLONQ (Gymnastique Logarithmique Ondulatoire Népalaise Quantique). Assister à sa conférence est obligatoire, à moins que les Employés ne trouvent un moyen de « sécher » sans se faire gauler.

Gertrude Kerplansky est une sorte de hippie new-age très typée, voire stéréotypée. Habillée d'une toge en laine grossière beige avec des motifs rouges et verts et de sandales roses, elle a d'épais cheveux bruns coiffés à la mode « pétard » et dégage une drôle d'odeur (si l'un des Employés cherche à l'identifier et réussit un jet de Calculette... ou est un habitué de ce genre de produits, il s'agit bien sûr de marijuana). Elle parle d'une voix excitée et s'adresse aux employés de bureau comme s'ils avaient huit ans. Les trente-et-un employés de l'étage étant présents, la salle de réunion est pleine. La pièce a été débarrassée de sa table et de ses chaises, et des tapis de yoga ont été posés sur le sol.

« Mes chers petits amis, je suis Gertrude Kerplansky. Je suis une spécialiste en GLONQ, ou Gymnastique Logarithmique Ondulatoire Népalaise Quantique. Ce sont des mots très compliqués qui désignent un art antique dont la pratique vous permettra, mes chers petits amis, de vous détendre totalement jusqu'au fond de vos petits corps matériels, et d'entrer en harmonie avec votre nature vectorielle intrinsèque. Alors, que chacun d'entre vous prenne place sur un tapis. Attention, ne mettez pas vos chaussures dessus, vous serez adorables ! »

L'assistance prend place. La moitié d'entre eux paraît déjà s'ennuyer, l'autre a l'air vaguement intéressé. Gertrude reprend : « Très bien, mes chers petits. Nous allons commencer par la position du lotus sinusoïdal. Allongez-vous sur le ventre et placez vos pieds sur vos omoplates... ». Demandez à vos Employés de vous signer une décharge de responsabilité de faire un test de Chemise. Ceux qui échouent écoperont d'un claquage musculaire et de 1d10 points de stress supplémentaires.

Une fois que tout le monde est en position (ou à peu près), Gertrude Kerplansky installera de l'encens aux quatre coins de la pièce et l'allumera. « Voilà. Je mets un peu d'encens népalais pour nous aider à bien accéder à notre âme hyperbolique. Ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait sain : c'est naturel. » Si quelqu'un essaie de s'enfuir discrètement à ce moment-là, il s'apercevra que la porte est fermée à clé. Et les fenêtres aussi, d'ailleurs ! Rapidement, un nuage mauve envahit la pièce, plongeant l'assistance dans une étrange torpeur... C'est le moment pour les Employés de faire un test de Caleçon. Une réussite ramène la Jauge de Stress à zéro, mais un échec y rajoute 2d10 points.

Autour des Employés, la pièce semble soudain se mettre à... fondre. Une série de flashs colorés apparaîtront dans leur champ de vision, à mesure que disparaîtront les autres employés de bureau et Kerplansky (ce qui n'est pas un mal). Après quelques hallucinations plus ou moins effrayantes selon que le précédent jet à été raté par la plupart des Employés ou non, une monstrueuse créature poilue aux dents pointues apparaît dans la pièce. Enfin, dans leur délire. Il a une épaisse fourrure noire et blanche et une longue queue semblable à un serpent à poils. Il se dresse sur ses deux pattes arrières, a de longues griffes aiguisées aux pattes avant, et il s'appelle Jéroboam. Les Employés ne savent pas comment ils le savent, mais ils le savent.

Jéroboam – créature monstrueuse plus ou moins imaginaire

  • Chemise 8
  • Caleçon 6
  • Calculette 1

Le combat dure jusqu'à ce que la monstrueuse créature soit mise K.O. ou tuée. Si un Employé tente de s'enfuir, dites-lui quelque chose comme : « S'enfuir où ? Tu ne sais même pas où tu es ! ». Heureusement, l'affrontement s'avérera beaucoup plus simple que prévu. Une fois la bête terrassée, les Employés reprendront leurs esprits et s’apercevront... qu'ils ont tabassé un putois.

Après un rapide check-up de leur environnement, les Employés réaliseront qu'ils sont en rase campagne, et que le soleil est sur le point de se lever (on est mercredi matin). De plus, l'un d'entre eux (désigné au hasard, ou alors celui que vous aimez le moins) est complètement à poil, et on a écrit quelque chose au marqueur noir indélébile sur son dos. La présentation marketing du TZ-90 ! Il ne restera plus qu'à la recopier au propre et à l'ajouter au dossier. Un autre Employé (celui qui a le score en Calculette le plus élevé) aura un étrange nouveau tatouage -un symbole mathématique- sur le poignet gauche. Aucun d'entre eux n'a le moindre souvenir de ce qui s'est passé.

Revenus à la civilisation et au siège social de Kafka Inc., les Employés remarqueront que tous les autres travailleurs du quatrième étage ont disparu, à l'exception de deux d'entre eux, qui refusent catégoriquement de parler de ce qui leur est arrivé, sinon pour prier que leurs autres collègues referont bientôt surface et que « les renards sont végétariens ».

Plus tard, si les PJs repassent à leur étage, ils remarqueront que la porte du bureau d'un de leurs Managers est ouverte, et que madame Kerplansky est en pleine discussion avec ledit Manager. S'ils décident d'écouter, voici ce qu'ils entendent : Manager : « Donc, vous êtes en train de me dire que vous avez donné des drogues hallucinogènes à trente-et-un de nos employés, c'est ça ? Kerplansky : [petite voix] « Oui... » M : « Ensuite de quoi, la salle de réunion a été mise à sac, la porte a été enfoncée, et les employés se sont enfuis. » K : « Je... » M : « Et sur ces trente-et-un employés, seuls six sont revenus. C'est bien ça ? K : [au bord des larmes] « Oui... » M : « Alors ça ! C'est formidable ! » K : « Pardon ? » M : « Vous nous avez débarrassé de vingt-cinq employés et on n'a pas même besoin de leur payer des indemnités de renvoi ! En plus, s'ils ont survécu et qu'ils portent plainte pour licenciement abusif, on pourra les attaquer pour consommation de drogues sur le lieu de travail. Ça, c'est de l'efficacité ! Laissez-nous votre carte de visite en partant, on a d'autres départements qu'on aimerait dégraisser. »

Fin de cet interlude... pour l'instant.

Boucler le dossierModifier

Bon gré, mal gré, les Employés ont finalement réussi à assembler les parties nécessaires du dossier Ryan. Il s'agit maintenant de le boucler dans le temps qu'il leur reste : relecture, corrections derniers « fignolages »... Demandez aux Employés quelques jets de Calculette ou de Cravate (selon la méthode choisie : faire le boulot eux-mêmes ou déléguer) pour savoir combien de temps il leur faut pour achever le dossier.


Si les Employés ont fini dans les temps Modifier

Accordez-leur 1D10 points de stress en moins par heure restant avant vendredi 17 heures (dernière heure à laquelle le dossier pourra être remis). Lamennais rentrera de sa « formation » ce jour vers 16h50. Lorsque le dossier Ryan lui sera remis, il le lira rapidement et aura ces quelques mots de félicitations : « Mouais. Bon. C'est pas trop nul. J'espère que ce dossier va me permettre d'avoir une promotion, sinon ça veut dire que vous allez devoir me supporter encore un an, et vice-versa. Allez, tirez-vous. »

Lamennais ira ensuite remettre le dossier aux Directeurs, tandis que les Employés termineront enfin cette semaine épouvantable pour prendre leur week-end. À leur retour le lundi matin, ils apprendront que leur Manager a été non seulement viré, mais envoyé en prison. Apparemment, plusieurs agences de contre-espionnage dont la CIA, le Mossad et la SGDN enquêtaient sur Kafka Inc., et plus précisément sur ce fameux dossier Ryan (on se demande pourquoi...). Les Directeurs ont donc décidé de faire de Lamennais un bouc émissaire et de le jeter en pâture à la justice. Quand au fameux TZ-90, aucune nouvelle n'a fait surface à son sujet...

Si les supérieurs des Employés les ont suffisamment à la bonne (si un ou plusieurs d'entre eux ont des Traits tels que Obséquieux, par exemple), ils pourront peut-être obtenir une promotion au cinquième étage.


Si les Employés n'ont pas pu finir le dossier dans les temps Modifier

Dans ce cas, le scénario va prendre une tournure plus dramatique... Les Employés vont devoir soit trouver un moyen d'enterrer toute l'histoire, soit faire retomber le blâme sur quelqu'un d'autre. Tiens, et pourquoi pas sur le Manager, Lamennais ?

Enterrer le dossier s'avérera mission impossible, à moins d'un coup de génie, car le dossier est d'une importance capitale pour la boîte, qui espère s'en servir pour obtenir un partenaire commercial d'importance (la Corée du Nord...).

Sinon, ils pourront toujours se dénoncer les uns les autres. C'est pour un DRH une source intarissable d'amusement.

Une suite ?Modifier

Bon, les Employés ont su se tirer de cette mélasse... pour cette fois. Mais l'affaire du TZ-90 est loin d'être résolue. Qu'est-il advenu de l'appareil en question, pour commencer ? Sa vente à la Corée du Nord se fera-t-elle ? Les Employés seront-ils « convaincus » par une quelconque agence de renseignements étrangère de l'empêcher ? Et s'ils devaient échouer, la situation escaladera-t-elle au point que les Employés seront amenés à désamorcer un missile intercontinental à tête thermonucléaire en partance immédiate pour n'importe où, malgré mes précédentes assurances qu'une telle chose ne se produirait jamais dans un tel jeu ?

À vous d'en décider. Qui sait, cela pourrait même être le point de départ d'une campagne. Je ne vois pas trop comment, mais bon, je suis DRH, moi, on ne me paye pas pour penser ou pour me soucier de l'avenir.

Événements et rencontres aléatoiresModifier

Que serait un scénario de Kafka Inc. sans imprévu ? Voici une liste d'événements et de rencontres pour en parsemer le présent scénario si jamais vous avez un trou à boucher, ou si vous avez envie de mettre des bâtons dans les roues de vos Employés. Il ne faudrait pas que les choses soient trop faciles pour eux...

  1. Un type

    Feu Hubert Katzenberg

    Les Employés tombent sur un cadavre dans un coin isolé du siège social (exemple : dans un placard). Il s'agit d'un petit homme presque chauve, la quarantaine bien sonnée, pendu avec sa cravate, une hache d'incendie plantée dans le dos (ça jure un peu avec sa veste). En le fouillant, les Employés trouvent son porte-feuilles contenant 55 € et sa carte d'employé : il s'agit d'Hubert Katzenberg, le précédent Employé de bureau affecté au dossier Ryan. On trouve également un morceau de papier sur lequel est griffonné : « M'étant soudainement rendu compte que ma vie est sans intérêt, j'ai décidé de me suicider. Bisous, Hubert Katzenberg. P.S. : merci de ne pas faire d'autopsie. ».
  2. Ninja

    Ninja en pied

    Les Employés croisent au détour d'un couloir... un ninja. Un comme on n'en voit vraiment que dans les films : habillé tout de noir, criant « banzaï » pour oui ou pour un non, et balançant des shurikens (+4 aux dégâts) et des coups de katana (+6) partout. Il a en fait été mandaté par la Corée du Sud [3] pour faire capoter le dossier Ryan par tous les moyens et ainsi empêcher la Corée du Nord d'obtenir une arme nucléaire opérationnelle. Il ne dira rien de tout ça aux Employés, naturellement. Il a pour mission de tuer les Employés, justement, et s'avère être un combattant hors pair. Inutile d'espérer le vaincre au combat (même à quatre contre un), il faudra faire preuve de ruse et d'astuce pour s'en débarrasser.
  3. Il y a toujours un ou plusieurs Employés de bureau en mode Pétage de Plombs quelque part dans le siège social. Avec un peu de (mal)chance, vos Employés pourrait tomber sur l'un d'entre eux et être forcé de le mettre hors d'état de nuire.
  4. Les Employés tombent sur ce qu'il leur paraît être au premier abord un clochard. Après une rapide inspection, il s'agit en fait d'un stagiaire que son responsable a complètement oublié. Le stagiaire s'agrippe aux vêtements d'un des Employés, le suppliant de lui donner quelque chose à faire, n'importe quoi, par pitié, il va devenir dingue à force de rester ici à ne rien faire, aaaaargh. Le stagiaire ne peut rien faire pour contribuer au dossier Ryan (il n'a pas les accréditations nécessaires, n'étant qu'un escl... un stagiaire), mais peut faire des photocopies ou préparer des cafés. Si l'Employé lui trouve une utilité (même débile ou dégradante, du genre lui masser les pieds ou nettoyer les WC), le stagiaire le remerciera en lui baisant les souliers d'une façon qui n'est pas sans rappeler les esclaves africains du XVIIIème siècle...
  5. Une prise d'otage a lieu dans une salle de détente. Un Employé de bureau retient son Manager contre son gré sous la menace d'une agrafeuse (« un seul geste et je lui perfore la carotide ! »), tandis que deux gardes de la sécurité tentent de désamorcer la situation avec tact et diplomatie (« si tu fais ça, cowboy, j'te jure bien qu'on va t'électrocuter la cervelle et poivrer ton cadavre ! »). Libre à vous d'inventer une raison à cette situation (l'Employé de bureau va être licencié pour une erreur qu'il n'a pas commise, il n'y a plus de café, etc.)... ou pas de raison du tout. Les Employés peuvent décider d'intervenir ou de mettre les voiles, mais dans ce deuxième cas, ils devront faire attention car tout ce petit monde est très nerveux et pourrait se mettre à tirer au hasard. Dans le premier cas, les Employés peuvent décider d'aider les gardes... ou le preneur d'otage ! Après tout, quelqu'un qui veut tuer un Manager ne peut pas être fondamentalement mauvais, n'est-ce pas ? Celui qui recevra l'aide des Employés leur devra un service, ce qui pourra toujours être utile plus tard.
  6. Il y a le feu dans un des bureaux du quatrième étage. L'un des Employés de bureau (l'un des derniers, si la conférence du consultant est passée) a eu la riche idée de brancher une cafetière à l'une des prises de son bureau à cloisons, oubliant que le système électrique des étages inférieurs est un piège mortel.
  7. Tiens, puisque l'on évoque le système électrique : une panne peut toujours arriver. Si les Employés ont besoin de l'ordinateur et que vous vous sentez d'humeur taquine, faites donc en sorte que ledit ordinateur prenne feu/électrocute quelqu'un/refuse purement et simplement de démarrer et fasse « coin ». Les Employés vont alors devoir soit réparer le bouzin eux-mêmes, soit -brrrr !- faire appel aux Techniciens.

PNJs du ScénarioModifier

Veuillez trouver ci-joint les fiches des personnages non-joueurs rencontrés par vos Employés durant le précédent scénario.

Thierry Lamennais – Manager du quatrième étage Modifier

Cravate 6

Chemise 8

Caleçon 4

Calculette 2

Traits : Petit chef, Bipolaire (tout pour plaire !)

Aime : déléguer, le golf, engueuler les subalternes

N'aime pas : le travail manuel, la désobéissance, les pauvres

Thierry Lamennais est la caricature-même du Boss à Tête de Pioche : tyrannique, stupide et imbu de lui-même. Il n'a qu'une devise : « À quoi bon faire ce qu'on peut faire faire ? ». Il a ainsi l'habitude de déléguer toutes les tâches qu'il n'aime pas faire, à savoir toutes les tâches (il utilise même des stagiaires pour faire ses courses ou tenir sa place dans une queue). Les rares fois où il travaille vraiment, Lamennais n'apprécie rien tant que d'engueuler ses Employés de Bureau (même et surtout sans raison) et faire peur aux petits nouveaux. En peu de mots, Lamennais est un connard, et il en est fier.

Paul Madrazzo – Designer en manque Modifier

Cravate 3

Chemise 3

Caleçon 7

Calculette 7

Traits : Jeune, Minorité (gay)

Aime : son nounours Câlinou, la cocaïne, créer de l'ART

N'aime pas : créer des trucs sans intérêt, être en manque, ceux qui ne respectent pas l'ART

Mélange de hipster et d'Artiste avec un A majuscule (ou du moins l'affirme-t-il), Madrazzo adore son métier. Presque autant que son nounours et la cocaïne. Il parle d'un ton affectant la supériorité et traite avec condescendance ceux qui ne connaissent rien à l'ART (c'est-à-dire selon lui tout ceux qui ne sont pas Designers, et même certains de ses collègues). Il se prend aussi pour un « Social Justice Warrior » défendant les pauvres minorités soumises contre les méchants blancs, et se montrant sympathique et paternaliste envers ces minorités (très amusant s'il y en a une parmi les Employés). Il ne se rend bien sûr absolument pas compte qu'il pratique un autre genre de ségrégation en faisant cela, et lui expliquer ne sert à rien.

Samuel Schwartz – Chercheur affecté aux « projets spéciaux » Modifier

Cravate 3

Chemise 3

Caleçon 4

Calculette 10

Traits : Zen, Intello (il porte des lentilles)

Aime : la Science !, découvrir des trucs, le thé à la camomille

N'aime pas : le Mossad, le Mossad, le Mossad

Véritable génie de la science formé dans de nombreuses disciplines, Schwartz (ce n'est pas son vrai nom, soit dit en passant) passe tout son temps dans les laboratoires, comme s'il avait peur de sortir, comme s'il... je ne sais pas, comme s'il était recherché au-dehors. Mais pas par le Mossad, ça c'est sûr. Il cadre bien avec le cliché du savant fou, à ceci près qu'il est vraiment sympathique (ou plutôt affable) et qu'il apprécie tout de même de créer un produit utile et qui ne tue pas tout le monde (même s'il aime aussi et même davantage cet autre genre de produit, naturellement).

Le père Fonction Hyperbolique – Mène les Comptables vers la Sagesse Ultime Modifier

Cravate 5

Chemise 3

Caleçon 4

Calculette 10

Traits : Intello, Vieux

Aime : les maths, la comptabilité, être respecté

N'aime pas : les béotiens, l'inculture, être moqué

De son vrai nom Henri Fontaine, le père Fonction Hyperbolique est le plus âgé des Comptables, et le seul à avoir passé les Épreuves de Poincaré avec un score de 100 %. Il est donc devenu leur leader. C'est un homme qui n'aime rien tant que les chiffres et les mouvements de capes théâtraux. En dehors de son travail de comptable, sa vie n'a rien de franchement excitant : marié avec deux enfants, il possède un chat (Câlin) et passe son temps devant la télé à regarder des jeux télévisés.

RéférencesModifier

  1. Oui, « gagne-petit » est invariable au pluriel. J'ai vérifié.
  2. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais m'emmerder à recopier ce nom en entier jusqu'à la fin, non ?
  3. Oui, oui, c'est un ninja coréen. Faites pas chier, si ça se trouve ça existe.


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