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Ça va sûrement vous en boucher un coin, mais la technologie du XXIIème siècle est un tantinet différente de celle du début du XXIème. Même plus qu'un tantinet, d'ailleurs, puisqu'en 2135, l'Humanité peut voyager d'un système stellaire à l'autre de façon régulière et construire des habitats relativement vivables sur des planètes voire dans l'espace, choses que l'Humain du XXIème siècle n'est pas tout à fait capable de faire. Mais bon, c'est pas contre lui, hein. Nous sommes sûrs qu'il fait de son mieux, le pauvre. Enfin bon, nous, dans le futur, on a inventé les membres bioniques et les douches soniques, mais l'Humain du passé, lui, il a inventé Angry Birds, c'est… c'est pas trop mal.

Médecine et santéModifier

« Nous devons tous mourir, autant que ce soit en bonne santé », écrivit un philosophe, avant d'ajouter : « et en train de baiser quatorze gonzesses et de sniffer de la cocaïne au volant d'une voiture de course à 230 à l'heure sur un trottoir, tant qu'à faire. », bien que seule la première partie ait été retenue par l'Histoire. Guérir les maladies, soigner les blessures et rafistoler les morceaux perdus ont toujours été d'une très grande importance pour le genre humain -et, de toute évidence, pour toutes les autres espèces, à l'exception des Synthés qui doivent s'en foutre comme de leur premier disque dur. L'objectif ultime étant, bien sûr, de repousser le spectre de la mort, ou au pire de l'ignorer.

L'humanité a fait d'importants progrès dans ce domaine. Déjà, au point de vue de la génétique, puisqu'on a enfin une bonne idée de ce qu'on fabrique quand on tripatouille avec le génome humain. Des maladies génétiques qu'on ne pouvait autrefois que juguler -dans le meilleur des cas- sont aujourd'hui guérissables. Pas facilement, et non sans aligner moult thunes, mais au moins c'est faisable.

Ce début de siècle voit aussi l'essor de la cybernétique médicale et de ses jolies prothèses d'acier et de fibre, en grande partie grâce à un coup de pouce des Synthétiques, qui nous ont montré comment faire -mais on aurait très bien pu comprendre seuls, hein. Grâce à cela, nous sommes capables de remplacer des membres et certains organes internes chez les personnes qui en sont tombé à court… pour peu qu'ils en aient les moyens.

En outre, depuis le début du XXIème siècle, plusieurs drogues -appelées aujourd'hui « substances récréatives »- ont été légalisées, tandis que d'autres ont été développées par des laboratoires pharmaceutiques. Le cannabis, par exemple, est désormais disponible à la vente sur la plupart des planètes de la Coalition. Le plus souvent, on le vend sous la forme de pastilles de THC que l'on fait fondre sous la langue. Fumer -des cigarettes ou autre chose- est beaucoup moins répandu qu'auparavant, essentiellement parce qu'il existe des moyens moins dangereux de se droguer, mais aussi parce que la plupart des stations spatiales, étant des espaces clos, interdisent naturellement que ses résidents produisent de la fumée.

RobotiqueModifier

Ce ne serait pas de la science-fiction s'il n'y avait pas des robots partout. Ceci dit, nous autres Humains sommes un peu plus frileux autour des machines humanoïdes depuis l'Éveil des Synthétiques. On n'a rien contre eux, hein, simplement, on aime pas trop l'idée que notre grille-pain, notre webcam ou notre cabine de douche soit intelligente… et probablement en train de nous observer.

C'est pourquoi les outils robotiques utilisés autour des Humains sont le plus souvent des machines à intelligence bridée -on parle d'« intelligence simulée » car ils ne sont pas réellement intelligents, simplement bien programmés- à l'apparence non-humaine, appelées drones pour les distinguer des robots, qui sont eux généralement humanoïdes. On fait d'ailleurs en sorte que nos drones aient une apparence aussi éloignée de la nôtre que possible, leur donnant souvent un aspect d'animal (les insectes semblent particulièrement populaires, sauf pour les méca-animaux domestiques car personne n'est assez cintré pour adopter une mante religieuse de compagnie, fut-elle artificielle).

Les Synthétiques, de leur côté, ne se gènent pas pour faire des robots aussi semblables à l'homme que possible. Ils ont effet constaté depuis longtemps que nous autres Humains réagissions de manière plus positive lorsque nous avions affaire à des androïdes qu'à des gros tas de métal avec boulons apparents. Curieux, non ? Et dans l'art de créer des machines à l'image de leurs créateurs, il faut avouer que les Synthés sont devenus assez doués, au point que certains experts supposent que les Synthétiques sont à présent capables de créer des androïdes et gynoïdes d'une beauté supérieure à celle des Humains (cherchez l'ironie).

La copie est cependant loin d'être parfaite, et les Synthés sont toujours reconnaissables à leurs mouvements à la fois trop guindés et trop adroits, leur langage très articulé et soutenu (ils n'emploient jamais de contractions, par exemple), et leurs yeux. Les pupilles de ces derniers sont en effet facilement reconnaissables car, non seulement elles sont parfaitement fixes, mais il apparaît clairement qu'elles ne sont pas humides ni en trois dimensions (les yeux humains donnent un effet de relief, et pas ceux des Synthétiques, puisque ce ne sont pas des globes oculaires, simplement des surfaces peintes). Quant à tout ce qui est zizi-pan-pan, on n'en connaît pas le degré de réalisme, car on n'a posé aucune question. Sentez-vous libre de le faire, si vous l'osez. On peut cependant supposer que de ce côté aussi, ils ont fait des progrès, puisque des rumeurs persistantes veulent qu'il existe des Synthés prostitué(e)s dans certaines parties de la station Babel. Mais là non plus, on n'a rien demandé.

De surcroît, et conformément à un accord passé avec la Coalition, les Synthétiques produisent volontairement des androïdes et gynoïdes possédant des attributs apparents les désignant clairement comme non-Humains : circuits imprimés visibles, yeux luminescents, etc. Il leur est en sus interdit de fabriquer des robots ayant l'apparence d'une personne existant réellement, pour éviter les problèmes de vol d'identité… et aussi parce que les Humains n'aiment pas trop voir une copie d'eux-mêmes en mieux foutu. C'est pas bon pour la confiance en soi.

MilitaireModifier

On n'arrête pas le progrès, ni la guerre, semble-t-il. Il est donc logique et inévitable que ces deux choses coïncident.

Sitôt que l'espèce humaine atteint l'espace interstellaire, la nécessité de fabriquer des vaisseaux militaires super-cools bardés d'armes s'imposa d'elle-même. Il était évident pour nous qu'aucun extra-terrestre digne de ce nom ne nous respecterait si nous n'avions pas notre propre flotte de croiseurs flashy pourvus de canons capables de tirer des obus de la taille d'une voiture. Alors on s'est mis au boulot.

Et c'est ainsi qu'en cette belle année 2135, la Coalition des Nations Humaines est l'heureuse propriétaire de trois flottes spatiales comprenant chacune plusieurs centaines de vaisseaux de différentes tailles, du simple patrouilleur jusqu'au croiseur. Toutes des merveilles de technologie qui n'ont rien à envier des autres forces militaires de cette galaxie. Ça vous donnerait presque envie de désigner une planète au hasard et de l'attaquer, juste pour les voir en action. Ah ah, nous plaisantons, bien sûr. Parce que ce serait idiot. Ha ha. Mais bon, si on s'en sert pas, c'est de l'argent du contribuable qu'on gaspille, c'est tout ce qu'on dit.

L'équipement militaire et l'armement du trouffion de base ne sont pas en reste, puisque l'âge des armes électromagnétiques est -enfin !- arrivé. Nos vieilles armes à feu sont progressivement remplacées par ces puissants engins projetant des balles ferro-magnétiques à des vitesses renversantes grâce au principe de la répulsion magnétique. Et le tout, sans aucun recul, monsieur !

En fait, ces nouvelles armes sont si puissantes que les vieilles protections sont devenues inutiles. Adieu donc le kevlar, et bonjour le riingal. Ce matériau résistant au nom bizarre a été créé par les Xexas, qui sont spécialistes des trucs résistants et des noms bizarres. Il est à la fois suffisamment solide pour résister aux projectiles, aux explosions et aux ex-épouses en colère, et suffisamment flexible pour qu'on en fasse des armures permettant une grande liberté de mouvement.

On construit également des boucliers, appelés écrans cinétiques, capables de bloquer les projectiles, mais les générateurs de ces écrans sont si lourds et encombrants qu'on ne peut les installer que sur les véhicules, les bâtiments, les vaisseaux et bien sûr les stations spatiales. Ils sont très efficaces pour bloquer les balles, les obus et même les pilotes kamikazes, mais peu utiles pour stopper l'énergie, comme les lasers ou la chaleur. Il existe une seconde variété d'écrans, les écrans de Guinan, capables eux de bloquer l'énergie, les lasers et presque toutes les formes de radiations (ce qui est comme qui dirait vital dans l'espace).

HyperespaceModifier

Bon, tous ces joujoux militaires et ces babioles médicales sont bien sympathiques, mais comparé à nos accomplissements en matière de voyage spatial, ça vaut peau de balle.

Le vol hyperspatial est aujourd'hui l'un des piliers de notre civilisation, l'un des plus importants accomplissements de notre espèce depuis qu'on a découvert qu'on pouvait transformer de vulgaires cochons en délicieux bacon croustillant. Alors, certes, nous ne l'avons pas inventé, nous l'avons trouvé qui traînait dans un coin d'astéroïde, mais ça compte quand même.

La technologie permettant de se déplacer d'une étoile à l'autre en moins de temps qu'il n'en faut à un éjaculateur précoce pour quitter Emma Watson se nomme l'Origami Hyperspatial. Son principe est simple : courber l'espace-temps afin de raccourcir les distances à parcourir. Comment ça, « comment ça marche » ? On a une tête d'astrophysicien, pour vous ? Ce qui compte, c'est que ça marche, on s'en fout de savoir comment.

Cette technologie est utilisée au moyen de replieurs d'hyperespace, sorte de générateurs qui générent… heu… ben, qui plient l'espace pour en faire un hyperespace. Si nous avons bien compris. Quoi qu'il en soit, ces replieurs sont si grands et volumineux qu'ils ne peuvent être transportés que sur de gros vaisseaux ou des stations spatiales. La station Babel en dispose de deux : un principal et un de secours. Ils n'ont jusqu'ici jamais été utilisés.

Curieusement, l'Origami Hyperspatial ne fonctionne que dans notre galaxie, la Voie Lactée. Toute tentative d'envoyer des appareils téléguidés dans d'autres galaxies avoisinantes par ce moyen s'est soldée par un échec et la perte de l'engin. Les physiciens n'ont pour l'heure aucune explication quant à cet étrange phénomène -appelé Barrière de Laflamme-, mais l'hypothèse la plus crédible est que les lois de la physique sont différentes d'une façon ou d'une autre dans notre galaxie, permettant à l'Origami d'y fonctionner. On ignore quelles seraient cette ou ces différences, ni s'il existe une autre galaxie quelque part dans l'univers infini possédant les mêmes, ce qui nous permettrait donc d'y voyager -dans l'espoir que ces galaxies soient vides pour qu'on puisse s'y installer peinards.