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Une portion non négligeable des humains de l'an 2301 vit (ou passe la majorité de sa vie) dans le vide spatial, qu'ils soient marchands à bord de porte-conteneurs sur les routes commerciales interstellaires, astronomes s'occupant de gigantesques télescopes spatiaux, militaires en poste sur des stations de surveillance...

La vie à bord d'un vaisseau spatialModifier

Les conditions de vie à bord d'un vaisseau dépendent avant tout de son type. Les vaisseaux de croisière ou de luxe sont généralement spacieux et très bien équipés, et on y trouve tout le confort qu'il est possible de s'offrir pour peu qu'on en ait les moyens : piscine intérieure, salle à gravité zéro, pont panoramique, holociné, cabines de réalité virtuelle... Les vaisseaux militaires ou commerciaux, eux, sont conçus avant tout pour être pratiques. L'espace vital y est limité (il est rare que même les officiers ou le capitaine disposent de leur propres cabines), de même que les divertissements. Il est même peu courant que de tels vaisseaux disposent de fenêtres : celles-ci sont nécessairement moins solides et les équipages n'en ont pas besoin, pilotant exclusivement grâce à leurs instruments de navigation et non avec l'aide de leurs propres sens (lesquels sont de toutes façons très limités dans le vide galactique).

Étant donné que les repères traditionnels de l'écoulement du temps (lever et coucher du soleil, notamment) y sont absents, il est important d'imposer aux membres d'équipage un horaire strict afin que ceux-ci puissent garder une certaine régularité dans leur quotidien. En effet, perturber l'horloge biologique et/ou le cycle du sommeil d'une personne peut entraîner des problèmes psychologiques parfois graves chez elle : dépression, instabilité émotionnelle, insomnie... Les vaisseaux militaires, par exemple, divisent leurs équipages en trois groupes, travaillant chacun huit heures de façon échelonnée.

La science a depuis plus d'un siècle inventé des méthodes permettant de « tricher » avec cette horloge, ce qui s'avère très pratique pour les membres d'équipages devant changer d'horaires régulièrement. Par exemple, un traitement a été inventé, la Fobezine, permettant de modifier subtilement la chimie de certaines parties du cerveau afin de « faire croire » à celui-ci qu'il vient de passer plusieurs heures en sommeil paradoxal. Ce traitement (qui est en fait une onde sonore envoyée directement au cerveau depuis un appareil placé dans l'oreille) ne peut cependant remplacer le sommeil qu'à court terme, et les médecins déconseillent de s'en servir pour rester éveillé plus de 72 heures d'affilée.

La nourriture, tant sa qualité que sa quantité, dépend aussi du type de vaisseau sur lequel on se trouve, mais également de la longueur du voyage. Encore une fois pour des questions de place, les vaisseaux militaires et commerciaux n'embarquent de la nourriture naturelle que pour quelques jours (deux semaines, en moyenne). Pour le reste du voyage, l'équipage doit se contenter de nourriture artificielle créée par le synthétiseur nutritionnel de bord. Cette nourriture consiste en une collection de levures et de champignons de moisissures élevés à bord, formant une pâte hyperprotéïnée ayant au naturel un goût d'argile et une légère odeur de fermentation, à laquelle on ajoute des compléments alimentaires -vitamines, minéraux...- ainsi que des goûts et des colorants artificiels.

De même, dans les vaisseaux où l'espace est limité, le repos se fait rarement dans des chambres individuelles. La plupart du temps, on utilise à la place des capsules (comparables à celles utilisées dans les hôtels-capsules du Japon des XXème et XXIème siècles) de deux mètres vingt de long pour un mètre vingt-cinq de hauteur et de largeur. On entre par ces capsules par une porte vitrée verrouillable de l'intérieur dont la glace devient opaque lorsqu'une personne est présente. Pour aider à la régulation du sommeil, des somnifères et de l'antisomnine peuvent y être injectés sous la forme d'un gaz incolore et inodore.

Les sanitaires sont pareillement réduits à leur plus simple expression. L'eau étant rationnée et ne pouvant être recyclée qu'en quantités limitées chaque jour, les membres d'équipage doivent se contenter d'une douche désinfectante utilisant un liquide mélangeant eau et produits bactéricides. La durée d'une douche est limitée à 150 secondes par personne et par jour dans les vaisseaux militaires.

La vie dans les stations spatialesModifier

La vie à bord d'une station spatiale est très semblable à celle sur les vaisseaux spatiaux, et varie aussi selon le type de station. Il en existe quatre principaux :

MilitaireModifier

Ces stations servent à la défense orbitale, à la logistique ou à la surveillance. Le confort y est généralement très spartiate, sauf dans les stations situées loin de toute planète, où les soldats doivent stationner durant une longue période.

ScientifiqueModifier

On y conduit des recherches qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent être menées sur les planètes (par exemple, dans le but de tester le comportement d'un élément en gravité zéro, pour éviter la pollution, ou dans certains cas pour échapper aux législations en vigueur sur une planète). Un grand nombre sont dédiées à l'observation spatiale et à la recherche en astrophysique. Le niveau de vie y est dans la moyenne fédérale.

Minier/industrielModifier

Ces stations sont parmi les plus grandes construites par l'Homme. Elles sont généralement bâties sur ou près d'un corps spatial riche en minerai mais impropre à la colonisation (le plus souvent, un planétoïde ou une chaîne d'astéroïdes). Beaucoup sont entièrement automatisées et essentiellement inhabitées. Une bonne majorité intègre également une usine ou une raffinerie connectée directement au complexe minier afin d'en raffiner ou d'en transformer le produit sur place.

RésidentielModifier

Les stations exclusivement résidentielles étaient assez rares jusqu'aux environs de l'an 2250, car pendant longtemps elles étaient peu confortables et les règlements internes y étaient très stricts. Les progrès de la technique changèrent beaucoup cet état de fait. Les stations de ce type que l'on construit depuis la deuxième moitié du XXIIIème siècle sont au contraire très luxueuses, mais le coût de la vie y est en conséquence nettement plus élevé que sur les planètes. Les stations-hôtels sont inclus dans cette catégorie. Il s'agit également du seul type de station qu'un individu peut légalement posséder sur le territoire fédéral. La législation dans ces propriétés pose cependant problème, et la Cour Suprême n'a pas encore statué quelles lois devaient s'y appliquer : celles traditionnellement appliquées aux stations spatiales communautaires ou celles des planètes autour desquelles ces stations orbitent ? Il n'existe aucun précédent, car à l'époque pré-impériale, ces stations privées étaient considérées comme extra-territoriales, et au temps de l'Empire, la propriété privée de telles stations était interdite.

Toutes les stations habitées sont bâties sur un modèle similaire : leurs structures centrales ont une forme cylindrique et sont en rotation sur elles-mêmes de façon à ce que la force centrifuge crée une gravité artificielle sur sa face interne. Leur structure externe, généralement peu épaisse, est protégée par des écrans cinétiques (bloquant les objets physiques, tels que les météores ou les débris) et des écrans de Van Halen (bloquant les radiations nocives). En dehors de ces pré-requis, il est possible, du moins en théorie, de construire des stations de toutes les tailles et de toutes les formes.

Certaines stations (les stations résidentielles, le plus souvent) sont assez grandes pour qu'on y pratique l'agriculture dans des fermes hydroponiques ou qu'on y implante des espaces verts, tel que le Parc Magellan sur la station Epsilon. L'intérieur de quelques stations particulièrement luxueuses est si vaste qu'on y construit des séries de villas possédant chacune des jardins s'étendant sur plusieurs hectares.

La vie à bord des stations spatiales, plus encore qu'à bord des vaisseaux, s'articule autour d'un principe : tout ce qui peut l'être doit être recyclé. Les stations devant être autant que faire ce peut autonomes, tout ce qui est consommé doit pouvoir être réutilisé ou remplacé. Par exemple, chaque goutte d'eau est retraitée par le principe de l'osmose inverse : l'eau est filtrée au travers de membranes si fines qu'elles ne laissent passer que les molécules d'eau, bloquant les impuretés. De même, on cultive le plus possible de nourriture à bord (levure et champignons, le plus souvent, ces cultures prenant peu de place et ne consommant que peu d'énergie, de nutriments et d'eau).

De la même manière, l'air qu'on y respire est à la fois recyclé et « cultivé ». En effet, des plantes conçues génétiquement sont placées dans les circuits de ventilation, où elles produisent de l'oxygène à partir du dioxyde de carbone naturellement expiré par les humains. Il est en outre formellement interdit de fumer ou d'allumer une flamme pour quelque raison que ce soit, pour d'évidentes raisons de sécurité et pour économiser l'air.

La manutention et l'entretien sont des tâches d'importance primordiale à bord des stations, et on les confie à des ingénieurs qualifiés que l'on rémunère grassement. Il faut en effet s'assurer quotidiennement qu'aucune poussière ne s'accumule dans les conduits d'aération (au risque de les boucher), qu'aucun système vital ne rencontre de problèmes, que les processus de retraitement des déchets fonctionnent correctement... Pour ce faire, les ingénieurs M.E.T. (Manutention et Entretien Technique) des grandes stations emploient de petits drones pour inspecter chaque coursive. Ceux affectés à des stations plus petites ou disposant de moins de moyens financiers doivent cependant effectuer ces travaux manuellement, ce qui, tout en prenant plus de temps et en étant plus fastidieux, revient également bien moins cher.

Tout comme sur les vaisseaux militaires, le personnel technique des stations spatiales se divise en trois équipes assurant chacune un service de huit heures en succession. Cependant, certaines stations et compagnies peuvent faire varier la durée de ces services. Toutes les stations sont réglées sur le temps atomique interstellaire (noté TAIN), basée sur une échelle de temps élaborée par des horloges atomiques. Beaucoup de stations résidentielles, afin d'augmenter le confort de leurs résidents, calquent leur rotation sur cette horloge, de façon à simuler le jour.

La santé des résidents est également d'une grande importance. Les stations spatiales constituant un espace clos, la moindre infection risquerait de se propager rapidement. En conséquence, les résidents de stations spatiales sont tenus de se soumettre régulièrement à un examen médical et de respecter les règlements en matière d'hygiène (lavage régulier des mains, des dents et du corps, prise des médicaments éventuellement prescrits, etc).

Les inactifs ne sont que rarement tolérés dans les stations résidentielles (ne pas participer à la vie active de la société y étant considéré comme du parasitisme), et presque toutes imposent à ses résidents un loyer payable soit en argent soit en heures de travail.

Dangers de la vie dans l'espaceModifier

IncendiesModifier

Du fait que vaisseaux et stations sont des espaces clos, tout départ de flammes peut s'avérer être un grand danger pour les résidents ou passagers, d'autant que l'eau est une denrée très précieuse dans l'espace. C'est pourquoi tous les vaisseaux et stations prévoient des mesures anti-incendie.

L'une de ces mesures les plus efficaces -mais aussi les plus chères- sont les sprinklers de halon, des sortes de jets d'arrosage situés au plafond dispensant de la mousse thermique étouffant les flammes de manière ciblée. Ceux qui ne peuvent pas s'offrir ce luxe doivent se contenter d'isoler et de dépressuriser le segment touché par les flammes, privant celles-ci d'oxygène. Cette méthode, pour économique qu'elle soit, est cependant risquée pour les éventuelles personnes se trouvant dans le segment en cause et ne pouvant évacuer à temps, et représente en outre une perte certaine d'air respirable. Le gouvernement actuel compte mettre aux voix un projet de loi obligeant chaque vaisseau et station à employer les systèmes de sprinklers au halon sus-mentionnés, mesure que les moins riches des propriétaires de l'espace ne voient pas d'un bon œil.

RadiationsModifier

Voir section suivante, sous-section « Dangers du vol sub-luminique ».

Éruptions solairesModifier

Événement normal survenant régulièrement dans l'activité des étoiles, les éruptions solaires sont des périodes d'activité élevée. Ces éruptions peuvent s'avérer dangereuses pour les systèmes électriques et électroniques les plus sensibles car les plus fortes d'entre elles peuvent provoquer des orages magnétiques susceptibles de nuire à leur fonctionnement (en provoquant notamment des asymétries de tension), voire de les détruire. Les appareils électromagnétiques sont particulièrement affectés et il est plus délicat de les en protéger.

Depuis le milieu des années 2250, la majeure partie des circuits électriques sont conçus spécifiquement pour résister aux éruptions solaires, mais sont toujours susceptibles de se montrer sensibles à une éruption particulièrement violente.